Uniscope No 359 24-04-1999

Partir à la découverte des peintres du Chablais

Monter une expo, le rêve lorsqu'on étudie l'histoire de l'art ?

Un groupe d'étudiants de l'UNIL ont tenté l'expérience. Plus qu'une exposition, il s'agit de promouvoir la région du Chablais.

L'exposition est construite autour de l'œuvre de Frédéric Rouge, le peintre le plus connu, mais aussi de Marcel Amiguet, Albert Morerod, Auguste Veillon, François Birbaum, Edouard Castres et Pierre-Daniel Duchoux. Elle a lieu au Musée historique du Chablais qui a été créé en 1996 pour remplacer celui du Vieux Bex. Anne Bielman, présidente de l'Association historique de Bex, cherchait un moyen de dynamiser ce lieu de 250 m2. L'idée de l'exposition est née d'une rencontre avec le Prof. Philippe Junod qui a été impressionné par l'espace offert par le nouveau musée.

Il a proposé d'offrir à des étudiants de l'UNIL, une occasion pratique de travailler à un projet commun. Les étudiants intéressés se sont répartis le travail, si bien que l'expo s'articule autour de quatre sections: paysages, portraits, orientalisme (parce que Veillon et Amiguet ont voyagé en Orient) et arts graphiques. «Nous avons eu la chance d'avoir les archives d'Amiguet» explique Delphine Perreten.

Le fil rouge entre les diverses sections est donné par les artistes eux-mêmes et la montagne. Si leur nombre est restreint, la variété des œuvres exposées est réelle. «Si les artistes valaisans sont moins nombreux, cela tient au fait que le tourisme était à l'époque plus développé sur le versant vaudois», rappelle Anne Bielman. Les peintres ont travaillé sur différents projets (peintures, affiches, cartes postales). «Nous voulions mettre l'accent sur la diversité des œuvres produites par des artistes d'une région donnée, en l'occurrence le Chablais vaudois et valaisan à la fin du XIXe siècle», commente Delphine Perreten.

Ce fut l'occasion de prendre part à toutes les étapes du montage de l'exposition, depuis la création du répertoire, au choix des œuvres, à la négociation avec les propriétaires, au transport et à la réception des œuvres. «Nous avons compris qu'une telle entreprise nécessite de la diplomatie, le sens du travail en équipe et le souci du détail (régler des problèmes d'assurance par exemple)», dit Rachel Noël.

En prolongement, Philippe Junod, son assistant et les étudiants ont préparé une étude de la vie, de la carrière et de l'écho rencontré par quelques peintres chablaisiens. Ces textes seront publiés dans la Revue du Mandement de Bex.

Inauguration 26 mars, billet 4 frs ou combiné avec l'expo Bex & Arts (sculptures en plein air) et le Musée du Sel.

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